Le gouvernement sénégalais a condamné mardi la mort d’un étudiant survenue lors d’affrontements entre manifestants et forces de l’ordre à l’université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar, épicentre de la contestation étudiante contre les retards de bourses.
Selon africanews, le ministre de l’Intérieur, Mouhamadou Bamba Cissé, a exprimé ses condoléances à la famille d’Abdoulaye Ba, l’étudiant décédé, qualifiant les événements de « tragédie ». Il a également reconnu des violences commises lors des opérations de maintien de l’ordre.
« Sur le terrain, il y a eu des actes de violence des deux côtés, y compris de la part des forces de défense et de sécurité. En tant que plus haute autorité, je ne peux tolérer de tels actes », a-t-il déclaré.
La tension a atteint son paroxysme lundi sur le campus de l’UCAD, l’une des plus grandes universités d’Afrique de l’Ouest, où des milliers d’étudiants protestent depuis plusieurs années contre les arriérés de bourses et les difficultés économiques croissantes. Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent des scènes de chaos : tirs de gaz lacrymogènes dans les bâtiments universitaires, jets de pierres et affrontements directs entre étudiants et policiers.
Face à la dégradation de la situation sécuritaire, les autorités ont décidé de fermer « jusqu’à nouvel ordre » les résidences et restaurants universitaires, laissant de nombreux étudiants, notamment ceux venus de l’intérieur du pays, sans solution immédiate.
Cet épisode relance le débat sur la gestion des revendications étudiantes au Sénégal et sur l’usage de la force dans les campus, dans un contexte social tendu marqué par le coût de la vie et le chômage des jeunes.
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