Cette décision vise à accélérer le versement de l’aide financière de 10 millions de francs CFA prévue pour chaque famille endeuillée.
Selon le gouvernement, 74 personnes ont perdu la vie lors de cette période de troubles. Depuis l’annonce d’un dispositif d’assistance fin janvier, les autorités ont déjà versé 500 000 francs CFA à chacune des 1 931 personnes détenues jugées arbitrairement. Par ailleurs, 127 blessés ont bénéficié d’une prise en charge médicale, a précisé le ministère de la Famille et des Solidarités.
Mais pour les familles des victimes décédées, le processus se révélait jusqu’ici particulièrement complexe. L’exigence d’un certificat d’hérédité, difficile à obtenir en raison de la fragilité de l’état civil, freinait les démarches. À ce jour, seules six familles avaient pu recevoir l’indemnisation.
Désormais, la présentation d’une demande de certificat d’hérédité, accompagnée du certificat de décès et du certificat de genre de mort, suffira pour débloquer l’aide. Une mesure censée alléger les contraintes administratives et accélérer les versements.
Au-delà de l’assistance financière, reste posée la question judiciaire. Amnesty International dénombre 66 victimes décédées, contre 80 selon les autorités, ainsi que plusieurs centaines de cas de torture présumés. Or, à ce jour, quasiment aucune procédure n’a été engagée. Début août, le ministre de la Justice a toutefois saisi le procureur pour que les enquêtes puissent être ouvertes.
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