Présenté par le Premier ministre Ousmane Sonko, le projet introduit également une peine de trois à sept ans d’emprisonnement pour toute personne reconnue coupable de « faire l’apologie » de l’homosexualité.
Arrestations et climat de tension
Ce débat intervient dans un contexte particulièrement tendu. Début février, douze hommes, dont deux personnalités locales, ont été arrêtés pour « actes contre nature », terme employé dans la législation sénégalaise pour désigner les relations homosexuelles.
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Selon la presse locale, au moins trente personnes ont été interpellées depuis, souvent à la suite de dénonciations ou après l’examen de téléphones portables par les autorités.
Face à la médiatisation de ces arrestations, le Conseil pour l’observation des règles d’éthique et de déontologie dans les médias a rappelé aux médias la nécessité de respecter la dignité et la vie privée des personnes concernées.
Une question très sensible dans le pays
Dans ce pays d’Afrique de l’Ouest majoritairement religieux, l’homosexualité demeure largement rejetée par l’opinion publique. Plusieurs organisations religieuses influentes réclament depuis des années une criminalisation plus sévère. À l’inverse, des organisations de défense des droits humains dénoncent une intensification des arrestations et des campagnes de stigmatisation, notamment sur les réseaux sociaux.
À quelques jours du débat, le Sénégal se retrouve à la croisée de questions légales, religieuses et éthiques sensibles.
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