Le rapport, structuré en quatre chapitres, remet en cause la version officielle qui fait état de 35 morts. Les chercheurs avancent un bilan bien plus lourd, estimé entre 300 et 400 victimes, sans toutefois pouvoir le confirmer de manière définitive. Selon eux, les premiers travaux archéologiques entrepris depuis mai au cimetière militaire de Thiaroye, près de Dakar, n’ont pas permis de lever toutes les zones d’ombre.
Des fouilles encore en cours
Sept sépultures ont pour l’instant été exhumées, contenant plusieurs squelettes. Le rapport souligne la nécessité d’identifier ces restes humains et d’en déterminer les causes de décès, à l’aide notamment d’analyses ADN. Un bioanthropologue sénégalais, ayant déjà participé à des fouilles de cimetières militaires en Europe, a été désigné pour superviser ces travaux.
Les tombes exhumées ont été provisoirement protégées des intempéries. Les chercheurs recommandent désormais d’étendre les fouilles afin de « vérifier la présence d’autres corps sous les sépultures exhumées » et d’explorer les terrains environnants, où certains tirailleurs auraient pu être enterrés en pleine terre.
Une étape vers la vérité historique
Le Livre blanc constitue une première étape vers la reconstitution complète du drame de Thiaroye, symbole des violences coloniales françaises en Afrique. Le président Bassirou Diomaye Faye a ordonné la poursuite des investigations archéologiques afin d’établir un bilan définitif de ce massacre longtemps occulté.
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