Il a profité de cette tribune pour dresser un constat sévère de la situation actuelle du Sénégal, n’hésitant pas à critiquer ouvertement le régime en place.
« Si Dieu me prête vie et santé, je compte briguer la magistrature suprême », a déclaré Barthélémy Dias, affirmant vouloir proposer un projet « inclusif et participatif » à travers son mouvement Sénégal Buñu Bokk (« Le Sénégal en partage »). Il a insisté sur la nécessité de « partager une vision, une volonté commune de servir, et non de se servir », en mettant en avant les valeurs de vérité, d’équité et de liberté.
L’opposant a par ailleurs lancé une charge virulente contre l’actuel pouvoir incarné par le président Bassirou Diomaye Faye et son mentor Ousmane Sonko, dont il juge le bilan décevant : « Oui, c’est une escroquerie. Je suis désolé. Ils avaient promis monts et merveilles. Aujourd’hui, la jeunesse sénégalaise est profondément déçue. »
Interrogé sur les bons indicateurs économiques avancés par le gouvernement, notamment en matière de croissance, Barthélémy Dias a relativisé ces chiffres : « La croissance ne se mange pas. C’est de la littérature politique. Ce qu’il faut, ce sont des réalisations concrètes. Le peuple mérite mieux. »
Il a également alerté sur une dégradation de la situation macroéconomique, affirmant que les institutions de Bretton Woods auraient « fermé la porte » au Sénégal. « Nous assistons à une baisse significative de l’activité économique, notamment dans le secteur du BTP », a-t-il ajouté, déplorant une situation nationale qu’il juge « catastrophique » et marquée par une « déception généralisée ».
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