Dans un communiqué, le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine a estimé que le scrutin constituait « un jalon important vers le retour à l’ordre constitutionnel ». L’instance panafricaine a salué l’élection de Mamady Doumbouya, ancien chef de la junte au pouvoir depuis 2021, tout en l’exhortant à respecter ses engagements en faveur de la démocratie, de la réconciliation nationale et du bien-être du peuple guinéen.
Conséquence directe de cette décision : la Guinée est pleinement réintégrée au sein des activités de l’Union africaine, mettant fin à plus de quatre années de suspension diplomatique qui avaient isolé le pays sur la scène continentale.
Samedi dernier, Mamady Doumbouya a été officiellement investi président, lors d’une cérémonie à Conakry, en présence de plusieurs chefs d’État africains et de dizaines de milliers de partisans. Selon les résultats proclamés par la Cour suprême, il a remporté l’élection avec 86,7 % des suffrages.
Arrivé au pouvoir par la force après le renversement du président élu Alpha Condé, Mamady Doumbouya reste toutefois au cœur de critiques persistantes. Des organisations de défense des droits humains et des acteurs politiques dénoncent une restriction des libertés publiques, l’interdiction des manifestations, ainsi que l’arrestation ou l’exil de plusieurs figures de l’opposition.
La levée des sanctions par l’Union africaine ouvre désormais une nouvelle phase pour la Guinée, attendue sur des réformes concrètes en matière de gouvernance, de droits fondamentaux et d’inclusivité politique.
Afrique
Europ et Moyen-Orient
Amériques
Asie










