Dans deux communiqués distincts, les ministères des Affaires étrangères malien et burkinabè, membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), indiquent appliquer aux citoyens américains « des mesures équivalentes » à celles décidées par les autorités américaines. À Bamako, les restrictions sont entrées en vigueur avec effet immédiat. Le ministère malien des Affaires étrangères a par ailleurs exprimé son « regret » face à une décision américaine prise, selon lui, « sans la moindre concertation préalable ».
Ces mesures font suite à l’annonce, le 16 décembre, par le président américain Donald Trump, de l’élargissement des interdictions d’entrée aux États-Unis à des ressortissants de douze pays, parmi lesquels le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Washington justifie cette décision par des impératifs de sécurité nationale, affirmant viser des États présentant des « lacunes avérées, persistantes et graves » en matière de contrôle, de vérification et de partage d’informations.
Outre les trois pays du Sahel central, cette liste inclut notamment le Soudan du Sud, le Laos, la Syrie, la Sierra Leone ainsi que les ressortissants palestiniens. Ces États viennent s’ajouter à une première liste de douze pays, majoritairement situés en Afrique et au Moyen-Orient, annoncée en juin dernier. À cette occasion, le Tchad avait été le premier à réagir en suspendant la délivrance de visas aux citoyens américains.
Pour l’heure, le Niger, troisième membre de l’AES, n’a pas officiellement communiqué sur une éventuelle mesure de réciprocité. Toutefois, l’Agence nigérienne de presse indiquait récemment, citant une source diplomatique, qu’une décision similaire aurait déjà été prise.
Afrique
Europ et Moyen-Orient
Amériques
Asie










