Cette réforme, très attendue et scrutée par l’opinion publique, introduit deux changements majeurs dans l’architecture institutionnelle du pays : la création d’un Sénat et l’allongement de la durée des mandats présidentiel et législatifs.
Un Sénat présenté comme un “conseil de sages”
La révision crée une seconde chambre parlementaire, le Sénat, conçu selon un député de la majorité présidentielle comme un véritable “conseil de sages”.
Cette nouvelle institution devrait compter entre 25 et 30 membres, mêlant personnalités désignées et membres de droit. Une limite d’âge est fixée : aucun sénateur ne pourra siéger au-delà de 85 ans.
Le Sénat se voit attribuer une mission centrale : “la régulation de la vie politique pour la sauvegarde et le renforcement de l’unité nationale, de la démocratie et de la paix”.
Il pourra, tout comme le président de la République, demander une seconde lecture des lois votées par l’Assemblée nationale, à l’exception de textes spécifiques comme la loi de finances.
Mandat présidentiel et législatifs prolongés à sept ans
Autre point clé de la réforme : l’allongement des mandats électifs.
Le mandat présidentiel passe de cinq à sept ans, toujours renouvelable une seule fois, maintenant ainsi la limitation à deux mandats.
Les députés verront également leur mandat s’étendre à sept ans, dès les prochaines élections prévues en 2026.
Une réforme sensible et scrutée par la population
Au Bénin, toute modification constitutionnelle suscite traditionnellement une forte sensibilité et une vigilance particulière. Cette nouvelle réforme ne fait pas exception.
En attendant la publication de la version finale intégrant les ultimes corrections, de nombreux citoyens restent en attente de clarifications quant aux compétences exactes du futur Sénat et aux implications politiques d’un allongement des mandats.
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