Le texte soumis au vote contient une disposition permettant au général Mamadi Doumbouya, chef de la junte au pouvoir, de se présenter à la future élection présidentielle. Ce scrutin est présenté comme la première étape vers un retour à un régime civil, mais la campagne a largement été dominée par le camp du « oui ».
Depuis l’an dernier, le régime a dissous plus de 50 partis politiques dans le cadre d’une opération destinée, selon ses mots, à « nettoyer l’échiquier politique ». À quelques semaines du référendum, les trois principaux partis d’opposition ont été suspendus, les privant de toute capacité à mobiliser leurs partisans.
En exil, l’opposant Cellou Dalein Diallo a dénoncé une « mascarade » visant à légitimer un coup d’État, estimant que ce référendum ne garantit ni pluralisme ni démocratie.
Les bureaux de vote devaient fermer à 18h (heure locale). Les résultats provisoires sont attendus lundi. Ce scrutin constitue un tournant politique majeur pour la Guinée, entre promesse de transition civile et accusations de verrouillage du processus électoral.
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