C’est le premier vice-président de la chambre basse, Jean-Claude Tshilumbay, qui a officialisé la nouvelle en ouverture de la séance plénière. Vital Kamerhe a ensuite pris la parole pour justifier son départ.
« Ce débat a fait passer au second plan les véritables défis : l’unité nationale, la cohésion, la défense de la souveraineté et le progrès économique », a-t-il déclaré, appelant les élus à « retrouver le chemin de l’essentiel ».
Une pétition controversée
Avant la séance, plusieurs membres de l’UNC, le parti de Vital Kamerhe, avaient confirmé le dépôt de sa lettre de démission. Selon lui, les griefs contenus dans la pétition étaient « infondés » et « irréguliers ». Mais le président de séance a refusé tout débat de fond, considérant que la plénière n’était pas le lieu pour ces explications.
La commission chargée d’examiner la pétition n’a finalement pas rendu son rapport, jugé « obsolète » par son président, Peter Kazadi, qui a évoqué un « soulagement » après l’annonce.
Des réactions contrastées
Dans le camp de Kamerhe, certains saluent un « acte d’homme d’État », à l’image d’Émile Sumaili Miseka, qui estime que l’ex-président de l’Assemblée a voulu ramener le débat vers les priorités sécuritaires, économiques et sociales.
En revanche, l’opposition dénonce une procédure « entachée d’irrégularités ». Le député Christian Mwando a parlé de « mascarade », accusant l’Union sacrée d’avoir orchestré en amont la décision pour « abattre certaines figures politiques ».
La rapporteuse adjointe de l’Assemblée nationale, Dominique Munongo, seule membre de l’opposition au sein du bureau, a également annoncé sa démission lundi, accentuant la crise institutionnelle.
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