Il est poursuivi pour une seule infraction : le détournement présumé de fonds publics. D’après l’accusation, Mutamba aurait initié un projet gouvernemental et ordonné le décaissement de fonds sans en obtenir l’approbation préalable de la cheffe du gouvernement, laissant planer un risque de détournement.
Même si l’argent n’a finalement pas été versé à l’entreprise impliquée, le parquet souligne qu’une tentative de malversation a pu être évitée de justesse grâce à l’intervention des services de renseignement financier. Une source proche du dossier affirme que les preuves de ce détournement sont solides et mentionne qu’en d’autres circonstances, des chefs d’accusation comme le blanchiment d’argent auraient pu être envisagés.
Pour sa défense, Constant Mutamba rejette les accusations, qu’il qualifie de manipulation politique visant à saboter les réformes judiciaires qu’il portait, ainsi que sa posture ferme contre l’ingérence étrangère. Il clame son innocence et entend défendre sa réputation avec détermination. Ses proches, eux, estiment qu’il s’agit d’un simple différend administratif, sans caractère criminel.
Ministre critique à l’égard du corps judiciaire durant son mandat, Mutamba accuse le procureur général de mener une vendetta personnelle à son encontre. Ce dernier, toutefois, appelle à la retenue en attendant le verdict.
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