Joseph Kabila, aujourd’hui âgé de 54 ans et exilé depuis plus de deux ans, était poursuivi pour «crimes de guerre», «trahison» et «organisation d’un mouvement insurrectionnel», en lien avec le mouvement politico-militaire AFC/M23. Selon l’accusation, l’ancien chef de l’État serait l’un des fondateurs de l’Alliance Fleuve Congo (AFC), branche politique du M23. La peine de mort avait été requise par le ministère public.
La Haute Cour militaire a également reconnu Kabila coupable de complicité avec le groupe armé antigouvernemental soutenu par le Rwanda, confirmant son rôle de chef de la coalition AFC/M23.
Un verdict historique pour la RDC
Durant près de quatre heures, les juges ont détaillé toutes les étapes de l’instruction, de la levée des immunités devant le Sénat aux réquisitoires du ministère public et aux plaidoiries des parties civiles, comme l’explique notre correspondante à Kinshasa, Paulina Zidi. La Cour a souligné que l’ancien président «sera condamné à une lourde peine et son arrestation immédiate demandée», même en son absence.
En plus de la peine capitale, Kabila a été condamné à verser plus de 33 milliards de dollars de dommages et intérêts à l’État congolais, aux provinces du Nord et du Sud-Kivu, ainsi qu’à des associations d’aide aux victimes. Une décision vivement critiquée par le camp de l’ancien président. Pour Emmanuel Shadary, secrétaire permanent du PPRD, il s’agit d’« un procès politique ».
Afrique
Europ et Moyen-Orient
Amériques
Asie










