Arrêtés depuis plusieurs mois, ces officiers supérieurs de l’armée congolaise font désormais l’objet de poursuites judiciaires formelles. Selon des sources judiciaires et sécuritaires, ils sont notamment accusés d’association de malfaiteurs, de complot contre le président de la République, de tentative d’assassinat, ainsi que de trahison, en lien avec des contacts présumés avec une puissance étrangère.
Des figures clés de l’appareil sécuritaire mises en cause
Parmi les personnalités concernées figure le général Franck Ntumba, ancien chef de la Maison militaire de la présidence, une structure stratégique directement rattachée au chef de l’État. Le général Christian Tshiwewe, ancien chef d’état-major général des FARDC et conseiller militaire du président Félix Tshisekedi au moment de son arrestation, est également cité. Autre nom important : le général Christian Ndaywel Okura, ex-patron des renseignements militaires, nommé il y a environ un an chef d’état-major de la force terrestre.
D’après les informations rapportées par RFI, cette vague d’arrestations concernerait 11 officiers généraux et 14 officiers supérieurs. Des sources proches du pouvoir évoquent une tentative de déstabilisation des institutions de l’État, à un moment sensible pour la sécurité nationale.
Une procédure judiciaire qui s’accélère
La justice militaire congolaise a engagé une accélération notable de la procédure. La phase pré-juridictionnelle est désormais achevée, après de nombreux interrogatoires. « Il y a une accélération de la démarche au niveau de la justice militaire. Certains vont bientôt comparaître », confie une source judiciaire.
La majorité des officiers concernés ont été transférés il y a une semaine à la prison militaire de Ndolo, à Kinshasa. Ils ont été placés sous mandat d’arrêt provisoire, marquant une nouvelle étape dans ce dossier sensible, suivi de près par l’opinion publique et les observateurs politiques en RDC.
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