Les victimes, au moins 21, comprenaient des hommes, une femme et un garçon de 15 ans, certains ayant été abattus d’une balle dans la tête ou retrouvés dans un chantier de construction.
Le quartier de Kasika aurait été ciblé en raison de son historique abritant des casernes militaires. Ces violences s’inscrivent dans une offensive plus large lancée en janvier par le M23, qui a capturé Goma et Bukavu, tué des milliers de personnes et déplacé des centaines de milliers d’autres.
L’organisation de défense et de protection des droits de l’Homme appelle à la responsabilité des commandants et combattants impliqués, exhortant à des poursuites judiciaires. Amnesty International et l’UNICEF ont également signalé des atrocités, notamment des raids dans des hôpitaux, des enlèvements, des tortures, des disparitions et une augmentation de cinq fois des cas de viols, avec un tiers des victimes étant des enfants.
Le chef du M23 a reconnu le rapport de HRW et s’est engagé à enquêter, tandis que le Rwanda continue de nier son implication, affirmant que ses actions sont en légitime défense. Le conflit trouve ses racines dans les conséquences du génocide rwandais de 1994 et les différends sur les riches ressources minérales du Congo.
Des rapports antérieurs de HRW ont documenté des attaques illégales par les forces rwandaises et le M23 contre des camps de déplacés autour de Goma, impliquant des tirs d’artillerie et de roquettes ayant fait de nombreuses victimes civiles. Ces attaques ont aggravé la crise humanitaire dans une région déjà fragile.
La situation reste tendue, avec des violations continues des droits de l’homme et une détérioration de la situation humanitaire dans l’est de la RDC. HRW et d’autres organisations appellent à une intervention internationale pour protéger les civils et promouvoir la paix.
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