Condamnée en mars en première instance pour détournement de fonds publics, Marine Le Pen avait écopé de quatre ans de prison, dont deux ferme sous bracelet électronique, de 100 000 euros d’amende et surtout de cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire, l’empêchant à ce stade de se présenter à toute élection.
Les faits concernent un système présumé de détournement des fonds du Parlement européen entre 2004 et 2016, destinés à rémunérer des assistants parlementaires qui auraient en réalité travaillé pour le parti. Le préjudice est évalué à 3,2 millions d’euros. Seuls 12 condamnés et le RN ont fait appel.
Pour pouvoir se présenter en 2027, Marine Le Pen devra obtenir soit une relaxe, soit une réduction de sa peine d’inéligibilité. Même en cas de culpabilité confirmée, une candidature resterait possible si la sanction est limitée et sans bracelet électronique.
Dans l’opinion, l’hypothèse d’une candidature de Jordan Bardella progresse. Selon un récent sondage Verian, 49 % des Français estiment qu’il a plus de chances de remporter la présidentielle, contre 16 % pour Marine Le Pen. Cette dernière maintient toutefois son intention de briguer l’Élysée, « si elle peut être candidate ».
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