Le lieutenant-colonel César Daniel Dina Bell, entendu pendant près de cinq heures, a mis en cause l’un des principaux accusés dans l’affaire : le lieutenant-colonel Justin Danwé, alors directeur des opérations à la Direction générale de la recherche extérieure (DGRE). Selon ses déclarations, Justin Danwé l’a contacté le 6 janvier 2023 pour lui demander s’il connaissait la localisation du domicile de Martinez Zogo.
Quelques jours plus tard, le 17 janvier, jour de la disparition de l’animateur, un nouveau message lui est adressé par Danwé. Cette fois, ce dernier indique ne plus être « intéressé par la cible » et lui demande explicitement d’effacer leurs échanges. Ces éléments tendent à confirmer une implication directe dans la planification de l’enlèvement.
Le second témoignage, celui du Dr Mogue, médecin légiste, a apporté un éclairage médical glaçant sur les sévices subis par la victime. L’autopsie révèle des traces de tortures physiques et sexuelles, infligées à l’aide d’un objet contondant, ayant directement causé la mort de Martinez Zogo.
La médecin a également affirmé que le lieu où le corps a été découvert, à Ebogo 3, ne correspond pas au lieu de l’assassinat. Elle considère qu’il s’agit d’une scène de crime secondaire, et estime que le corps avait été transporté et abandonné sur le site au moins trois jours avant sa découverte.
Ce nouveau volet du procès met en lumière des éléments clés sur l’organisation et l’exécution de cet assassinat, qui continue de susciter une vive émotion au Cameroun et au-delà. Le procès se poursuit dans les prochains jours.
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