Douze candidats briguent la magistrature suprême, dont le président sortant Umaro Sissoco Embaló et son prédécesseur José Mário Vaz. Quatorze partis politiques participent également aux législatives.
Le chef de l’État sortant a donné le coup d’envoi de la campagne avec un meeting haut en couleur à Bairro Ajuda, entre l’aéroport et le centre-ville de Bissau. Devant une foule enthousiaste, Embaló a promis une campagne “dans la paix et la transparence”.
« Nous sommes venus au pouvoir par les urnes et nous partirons par les urnes, rien d’autre », a-t-il lancé sur un ton défiant, en plaisantant sur la récente tentative de subversion déjouée par l’armée : « Je n’ai pas de gilet pare-balle, que celui qui veut la confrontation vienne. »
Une campagne sous le signe de la stabilité
La stabilité politique reste au cœur des enjeux dans ce pays d’Afrique de l’Ouest, marqué par des crises institutionnelles et militaires récurrentes. Vendredi 31 octobre, l’armée a annoncé avoir déjoué une tentative de coup d’État, un nouvel épisode dans un contexte politique tendu.
Un scrutin sans le PAIGC, parti historique d’opposition
Fait inédit, le Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), formation historique d’opposition dirigée par Domingos Simões Pereira, a été exclu de la présidentielle et des législatives.
Le parti n’a donné aucune consigne de vote, mais son leader a apporté un soutien personnel au candidat indépendant Fernando Dias, à travers un accord signé samedi.
La campagne électorale s’étendra sur trois semaines, jusqu’au 21 novembre, avant les meetings de clôture à Bissau.
Les observateurs régionaux et internationaux suivent de près ce scrutin, considéré comme décisif pour la consolidation démocratique dans un pays où les transitions pacifiques restent fragiles.
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