La CEI a présenté ces chiffres lors d’une cérémonie officielle à Abidjan, annonçant un véritable « coup KO » dès le premier tour. Alassane Ouattara devance très largement ses adversaires : Jean-Louis Billon du Congrès démocratique (3,09 %), Simone Ehivet Gbagbo du Mouvement des générations capables (2,42 %), Ahoua Don Mello (1,97 %), et Henriette Lagou du Groupement des partis politiques pour la paix (1,15 %).
Si ces résultats traduisent une domination sans partage du président sortant, ils ne sont pas encore définitifs : le Conseil constitutionnel devra les confirmer après la période de contentieux électoral prévue par la loi.
Une victoire annoncée et des critiques persistantes
Dès dimanche soir, Jean-Louis Billon a reconnu la victoire du président sortant, tout en dénonçant un processus « non exempt d’irrégularités » et un faible taux de participation dans certaines régions du pays. Selon la CEI, la participation nationale s’élève à 50,10 %, un chiffre en baisse par rapport à 2020 (53,9 %) et 2015 (52,86 %). Certaines zones, comme Cocody (19,24 %) ou Gagnoa (20,68 %), enregistrent des taux particulièrement faibles.
Alassane Ouattara réalise en revanche des scores quasi unanimes dans plusieurs bastions du nord, notamment à Kani, où il obtient 99,68 % des voix avec un taux de participation de 99,08 %. Il arrive en tête dans toutes les circonscriptions du pays, y compris dans les bureaux de vote à l’étranger.
Dans un communiqué conjoint, la coalition Front commun, regroupant le PPA-CI et le PDCI-RDA, a dénoncé une « mascarade électorale » et un « coup d’État civil », réclamant la tenue de nouvelles élections crédibles, transparentes et inclusives.
Le Conseil constitutionnel devra désormais se prononcer sur la validité du scrutin avant de proclamer les résultats définitifs de cette septième présidentielle de l’ère multipartite en Côte d’Ivoire.
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