Dans une allocution diffusée sur les réseaux sociaux, le chef de l’État, âgé de 83 ans, a justifié sa décision par les défis majeurs auxquels fait face le pays.
« Après mûre réflexion et en toute conscience, j’ai décidé d’être candidat à l’élection présidentielle », a déclaré Alassane Ouattara, déjà élu en 2010, 2015 et 2020. Il briguera ainsi un quatrième mandat, une perspective qui divise profondément la classe politique et l’opinion publique.
Le président a évoqué un contexte régional tendu pour motiver son choix : « La Côte d’Ivoire est confrontée à des défis sécuritaires, économiques et monétaires sans précédent. La menace terroriste s’intensifie dans la sous-région, et les incertitudes économiques internationales représentent un risque pour notre stabilité. »
Assurant qu’il dispose toujours de l’« énergie » nécessaire, Alassane Ouattara a présenté ce futur mandat comme celui de « la transmission générationnelle », sans toutefois désigner de successeur potentiel.
Sa candidature intervient dans un climat politique tendu. L’opposition critique un processus électoral jugé opaque, marqué notamment par le rejet de candidatures emblématiques, dont celles de l’ancien président Laurent Gbagbo et de l’ex-ministre et financier Tidjane Thiam.
Candidat désigné du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) depuis le congrès du parti le 21 juin dernier, Alassane Ouattara promet des élections « apaisées, démocratiques et transparentes ». Mais les tensions persistantes autour de l’équité du scrutin pourraient encore peser lourdement sur la campagne à venir.
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