Candidat du Parti du Congrès du Malawi (MCP), Chakwera avait accédé au pouvoir en 2020 lors d’un scrutin qualifié d’historique : il s’agissait d’une réélection organisée après l’annulation par la Cour constitutionnelle du scrutin de 2019 pour fraudes massives une première en Afrique subsaharienne.
Un mandat marqué par la crise économique et la corruption
Malgré ses promesses de réforme et de lutte contre la pauvreté, le chef de l’État sortant doit défendre un bilan difficile. Son quinquennat a été marqué par une inflation galopante, de graves pénuries de produits de base, une hausse du chômage et une série de scandales de corruption ayant terni la crédibilité de son gouvernement.
Lors d’une récente allocution télévisée, Lazarus Chakwera a reconnu la colère de la population et a présenté ses excuses, affirmant vouloir « regagner la confiance des Malawites ».
Un parcours entre foi et politique
Figure influente des milieux religieux, Chakwera est un ancien dirigeant des Assemblées de Dieu du Malawi, qu’il a présidées de 1989 à 2013 avant de se lancer en politique. Candidat malheureux à la présidentielle de 2014 face à Peter Mutharika, il avait néanmoins décroché un siège de député au Parlement, avant de finalement renverser le rapport de force six ans plus tard.
Une élection à haut risque
À quelques jours du scrutin, l’incertitude demeure quant à la capacité de Chakwera à convaincre un électorat frappé par la crise et désabusé par les scandales. L’élection présidentielle du 16 septembre sera perçue comme un test majeur pour la démocratie malawite et un référendum sur son leadership.
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