Les travaux de la commission, ouverts vendredi 17 octobre à Yaoundé, se sont poursuivis dans un climat tendu. Le représentant du FSNC a quitté la salle samedi 18 octobre, accusant l’instance de couvrir des “fraudes flagrantes”. Une sortie remarquée, alors que la commission avait déjà compilé les procès-verbaux de cinq régions, dont le Sud-Ouest, les trois régions septentrionales et l’Est.
Des soupçons sur des taux de participation “anormalement élevés”
Selon plusieurs témoins, le représentant du FSNC aurait pointé du doigt des écarts de participation jugés incohérents, notamment dans les régions de l’Est et du Sud-Ouest, où les chiffres seraient, selon lui, nettement supérieurs à la moyenne nationale.
Ces taux, combinés à d’importantes marges en faveur du président sortant Paul Biya, auraient nourri les soupçons du camp Tchiroma. “Les chiffres parlent d’eux-mêmes”, aurait déclaré un proche du candidat, avant d’ajouter que “le peuple camerounais mérite la transparence”.
Mais selon des sources internes à la commission, aucune preuve tangible n’aurait été fournie pour appuyer ces accusations. “Il n’a présenté aucun procès-verbal contradictoire”, confie un membre de l’instance, évoquant une manœuvre politique plus qu’une contestation fondée.
Une contestation qui ne bloque pas le processus
Malgré le départ du FSNC, les travaux de la commission se sont poursuivis jusqu’à leur achèvement, en présence des représentants des autres candidats.
La copie finale des résultats provisoires doit désormais être transmise au Conseil constitutionnel, seule institution habilitée à proclamer les résultats définitifs.
L’étape suivante s’annonce décisive : le contentieux post-électoral. Plusieurs camps d’opposition préparent déjà leurs recours, certains allant jusqu’à demander l’annulation pure et simple du scrutin.
Vers la proclamation des résultats définitifs
Conformément à la loi électorale, le Conseil constitutionnel doit proclamer les résultats définitifs au plus tard le dimanche 26 octobre 2025.
Entre espoir, tension et méfiance, les Camerounais retiennent leur souffle, dans l’attente du verdict des urnes et de la justice électorale.
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