Âgé de 92 ans, Paul Biya entend ainsi briguer un huitième mandat à la tête du pays.
En poste depuis 1982, l’homme fort de Yaoundé est aujourd’hui l’un des chefs d’État les plus anciens du continent africain, derrière son homologue équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema Mbasogo. Malgré des problèmes de santé récurrents et de fréquents séjours à l’étranger, Biya reste solidement accroché au pouvoir.
Dans une déclaration diffusée sur ses réseaux sociaux, le président sortant a affirmé sa volonté de continuer à diriger le Cameroun. « Soyez assurés que ma détermination à vous servir est à la hauteur des défis majeurs auxquels notre pays est confronté », a-t-il déclaré, appelant à la confiance et à l’unité nationale.
Son long règne, marqué par plus de quatre décennies au sommet de l’État, a vu le Cameroun traverser de nombreuses crises. Le pays fait face depuis plusieurs années à une insurrection séparatiste dans ses régions anglophones, à des accusations de corruption généralisée, ainsi qu’à des attaques de groupes armés dans le nord.
Lors du scrutin présidentiel de 2018, Paul Biya avait été déclaré vainqueur avec plus de 70 % des suffrages, malgré de nombreuses irrégularités dénoncées par l’opposition et une participation en berne, en particulier dans les zones touchées par les violences.
La confirmation de sa nouvelle candidature relance le débat sur la succession au pouvoir dans un pays où l’alternance démocratique reste une perspective lointaine pour de nombreux observateurs.
Afrique
Europ et Moyen-Orient
Amériques
Asie









