Selon un message attribué à l’élu, ce retrait serait une « protestation » contre le choix de Me Renaud Vignilé Agbodjo comme candidat du parti. Or, Les Démocrates ne disposaient que du strict minimum de parrainages exigé par le Code électoral. La perte d’un seul soutien met donc en péril la validité de la candidature de leur binôme présidentiel.
Une manœuvre politique, selon Les Démocrates
Lors d’une conférence de presse tenue jeudi 16 octobre au siège du parti à Cotonou, la direction des Démocrates a dénoncé une instrumentalisation politique.
« Ce député est devenu l’instrument d’un pouvoir qui ne veut plus d’élections inclusives, transparentes et pacifiques », accuse un communiqué officiel.
Les responsables du parti affirment que la procédure judiciaire ayant conduit à l’annulation du parrainage a été d’une rapidité inhabituelle. Le 13 octobre, un clerc d’huissier s’est présenté au domicile du président du parti pour notifier un acte du tribunal, et l’audience s’est tenue le jour même.
Pour Les Démocrates, cette célérité est suspecte et témoigne d’une volonté politique d’exclure leur candidat de la course présidentielle.
Un élu injoignable et une opposition mobilisée
Depuis le retrait, Michel Sodjinou demeure introuvable. Des figures du parti, dont Éric Houndété, vice-président, ont tenté de le contacter à plusieurs reprises, sans succès. Deux courriers, dont un collectif signé par plusieurs responsables, lui ont été adressés pour le convaincre de revenir sur sa décision en vain.
Face à ce silence, la tension est montée au sein du parti. Lors de leur déclaration publique, plusieurs cadres ont accusé Michel Sodjinou d’être « complice du pouvoir » dans une stratégie visant à affaiblir l’opposition.
La Cour constitutionnelle saisie
Les Démocrates ont annoncé avoir saisi la Cour constitutionnelle pour contester la décision du tribunal de première instance de Cotonou, qu’ils jugent incompétent.
« Nous refusons de reconnaître la compétence d’un juge ordinaire pour trancher une affaire de cette nature, selon notre Constitution », a déclaré un cadre du parti.
Malgré les incertitudes, la direction des Démocrates assure que leur duo présidentiel sera présent sur la ligne de départ le 12 avril.
« Rien n’arrêtera notre engagement pour une élection libre et inclusive », promet le parti.
Prochaines étapes du processus électoral
La Commission électorale nationale autonome (CENA) doit publier la liste définitive des candidats le 31 octobre prochain. D’ici là, les recours introduits par Les Démocrates pourraient être décisifs pour leur avenir politique.
Le camp du président Patrice Talon, accusé d’orchestrer cette manœuvre, n’a pas encore réagi publiquement.
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