Dans une décision dense, étalée sur plusieurs pages, la Cour a jugé que la CENA avait agi « à bon droit » en rejetant le dossier du duo des Démocrates. Elle a notamment estimé que la simple remise d’un formulaire de parrainage « ne vaut pas parrainage » dès lors que l’élu concerné s’est rétracté avant le dépôt officiel des candidatures. Cette rétractation est donc, selon les sages, juridiquement recevable.
« Il n’y a eu aucune violation ni de la Constitution, ni du Code électoral », a tranché la Cour constitutionnelle, validant définitivement la liste de candidats en lice. Pour l’heure, seuls Romuald Wadagni, représentant de la majorité présidentielle, et Paul Hounkpè, figure de l’opposition modérée, restent en compétition. Les deux prétendants devront encore se soumettre à la visite médicale préalable à la validation définitive de leurs candidatures.
Du côté des Démocrates, la déception est immense. Me Victorin Fadé, conseil juridique du parti, a dénoncé « une dérive démocratique » et un système « d’exclusion politique ».
« Ce qui se passe, ce n’est pas de la démocratie », a-t-il déclaré à la sortie de la Cour. « J’ai toujours été optimiste, tout est encore possible. Il faut un consensus politique pour préserver la paix publique », a-t-il ajouté.
Le visage fermé, les militants du parti ont quitté la salle, visiblement abattus. Quant à Me Renaud Agbodjo, le candidat recalé, il a préféré reporter sa prise de parole à une date ultérieure.
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