Pour Me Hippolyte Meli, l’un des avocats de Maurice Kamto, cette décision reflète une instrumentalisation des institutions :
« Nous avions la certitude que le Conseil constitutionnel fonctionne davantage comme un organe politique que juridique. À 97 % politique, et à peine 3 % juridique. Cette pulsion politique a mené à une décision qui, en réalité, consacre la fraude. Cela entache profondément le processus électoral. »
Face à ce verdict sans appel, les avocats annoncent qu’ils n’envisagent plus de recours judiciaire. La voie politique reste désormais leur seul horizon.
« La loi ne prévoit pas de recours contre une telle décision. À ce stade, c’est un combat politique. Les avocats ont fait leur travail juridique, ils estiment l’avoir bien mené », a ajouté Me Meli.
Certains observateurs vont plus loin et parlent d’une mise en scène orchestrée pour légitimer une décision déjà arrêtée en coulisses.
« Ce à quoi nous assistons, c’est la mise en œuvre d’un théâtre politique visant à donner une façade légale à une exclusion décidée en amont. On assiste à un usage politique des institutions et du droit pour affaiblir des adversaires politiques », analyse Aristide Mono, politologue.
Dans les grandes villes du pays, la tension monte. L’opposition conteste cette décision qu’elle juge arbitraire, tandis que les autorités appellent à la retenue et mettent en garde contre toute atteinte à l’ordre public.
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