Le drame s’est produit à l’issue d’une vaste mobilisation menée par le mouvement « Génération Z », qui avait d’abord rassemblé des milliers de Péruviens dans une marche pacifique contre la montée de la criminalité et la crise politique persistante du pays andin.
Mais la tension est rapidement montée, et des heurts ont éclaté entre les manifestants et les forces de l’ordre. Au milieu du chaos, Eduardo Ruiz, 32 ans, a été mortellement touché par balle.
Dès les premières heures, plusieurs organisations de défense des droits humains ont dénoncé l’usage disproportionné de la force. L’ONG Coordinadora Nacional de Derechos Humanos (CNDDHH) a affirmé que la victime « aurait été atteinte par un tir provenant d’un policier en civil ».
Face à l’indignation croissante, le parquet péruvien a annoncé l’ouverture d’une enquête pour homicide, afin de « clarifier les circonstances » du décès et d’analyser les preuves audiovisuelles et balistiques recueillies sur place.
Dans la soirée, le chef de la police nationale, le général Óscar Arriola, a reconnu publiquement qu’un sous-officier était bien à l’origine du tir mortel.
« Nous assumons notre responsabilité institutionnelle. L’agent concerné a été identifié et placé à la disposition de la justice », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse.
Cette reconnaissance officielle, rare dans le pays, pourrait marquer un tournant dans la relation déjà fragile entre la population et les forces de l’ordre. Elle intervient dans un contexte de méfiance généralisée envers les institutions et de forte tension sociale dans plusieurs régions du Pérou.
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