Cette décision constitue l’aboutissement de plus de deux décennies de mobilisation des médecins, services d’urgence et organisations sociales. Selon le média DutchNews, les festivités du Nouvel An provoquent chaque année des centaines de blessés et des millions d’euros de dégâts matériels.
Déjà approuvé en avril par la Chambre des représentants après un revirement du parti libéral la mesure n’a rencontré l’opposition que des partis d’extrême droite et du Parti socialiste.
Esther Ouwehand, cheffe du Parti pour le bien-être animal et figure clé de cette réforme, a salué un « grand pas en avant pour les humains et les animaux ». Elle rappelle que son parti défendait cette interdiction depuis plus de vingt ans.
Jusqu’ici, dix-neuf villes néerlandaises avaient tenté d’imposer des interdictions locales, mais celles-ci restaient largement contournées. L’application nationale devrait désormais mettre un terme définitif à ces abus.
Les sondages confirment un soutien majoritaire de la population : une enquête Ipsos indique que 57 % des Néerlandais ont voté en faveur de l’interdiction lors d’un référendum. D’autres études, menées par RTL (60 %) et EenVandaag (64 %), confirment cette tendance.
L’exemple néerlandais illustre la possibilité pour un pays d’adopter des mesures ambitieuses en matière de sécurité et de protection animale. Une voie que certains acteurs appellent désormais l’Espagne à suivre, en interdisant à son tour la vente de pétards et de feux d’artifice aux particuliers.
Afrique
Europ et Moyen-Orient
Amériques
Asie






