Cette victoire permet à Yoweri Museveni, au pouvoir depuis 1986, de s’engager dans un septième mandat consécutif, prolongeant ainsi près de quarante années de règne à la tête de l’État. Cette longévité politique a été rendue possible par des réformes constitutionnelles controversées, ayant supprimé les limites d’âge et de mandats présidentiels.
Le scrutin s’est déroulé dans un climat politique tendu. À la veille du vote, les autorités ont ordonné la suspension de l’accès à Internet, officiellement pour des raisons de sécurité. Une mesure vivement critiquée par les partis d’opposition, la société civile et plusieurs observateurs internationaux. Les Nations unies ont, de leur côté, dénoncé un environnement électoral marqué par des actes d’intimidation, des restrictions des libertés publiques et une répression ciblant les opposants politiques.
Sur le plan continental, Yoweri Museveni figure parmi les chefs d’État africains les plus anciens au pouvoir. Seuls Teodoro Obiang Nguema en Guinée équatoriale et Paul Biya au Cameroun affichent une longévité supérieure à la sienne.
Alors que le pouvoir célèbre cette victoire, l’opposition et une partie de la population continuent de réclamer plus de transparence démocratique, dans un pays où la jeunesse, majoritaire, aspire à une alternance politique et à un renforcement des libertés fondamentales.
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