Selon les chiffres communiqués par la Commission électorale ougandaise, le président sortant Yoweri Museveni arrive largement en tête du scrutin. Les résultats partiels le créditent de plus de 70 % des suffrages, devant son principal adversaire, l’opposant Bobi Wine.
Un scrutin sous haute tension
Le vote s’est déroulé dans un climat de forte crispation politique, marqué notamment par une coupure d’Internet, des retards dans l’ouverture de certains bureaux de vote et de nombreuses accusations de fraude formulées par l’opposition. Ces dysfonctionnements ont alimenté la colère de partisans de Bobi Wine, descendus dans les rues pour contester la crédibilité du processus électoral.
Ancien musicien devenu figure majeure de l’opposition, Bobi Wine affirme que ses équipes ont été la cible d’intimidations, allant jusqu’à l’enlèvement présumé de plusieurs agents électoraux. Il accuse le pouvoir en place de chercher à étouffer toute contestation.
Museveni vers un nouveau mandat controversé
Au pouvoir depuis près de quarante ans, Yoweri Museveni ambitionne de prolonger un règne déjà parmi les plus longs d’Afrique. Son maintien au sommet de l’État suscite de vives critiques dans un pays qui, depuis son indépendance en 1962, n’a jamais connu de transition démocratique pacifique.
Alors que les autorités appellent au calme, la situation reste volatile à Kampala et dans d’autres grandes villes. Les regards sont désormais tournés vers la publication des résultats définitifs, dans un contexte où la stabilité politique de l’Ouganda demeure un enjeu majeur pour la région.
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