Selon ces médias, des arrestations ont eu lieu au printemps 2025 dans plusieurs pays membres de l’Alliance atlantique. Si les enquêtes ouvertes aux États-Unis ont été abandonnées sans explication, la justice belge et néerlandaise a, elle, décidé de poursuivre pour corruption active et passive dans l’attribution de contrats d’armement.
Une agence au cœur du scandale
Au centre de l’affaire se trouve la NSPA (NATO Support and Procurement Agency), une structure basée au Luxembourg chargée d’aider les 32 pays membres de l’Alliance dans l’acquisition, la maintenance et la logistique d’équipements militaires.
C’est d’ailleurs cette agence qui aurait déclenché l’alerte interne, après avoir détecté des anomalies dans plusieurs appels d’offres.
Les 12 et 13 mai derniers, des perquisitions coordonnées ont eu lieu dans six pays, notamment l’Espagne, l’Italie et la Suisse. Parmi les personnes interpellées figurent deux ressortissants grecs liés à un groupe roumain ayant des contrats avec la marine américaine et britannique, deux fonctionnaires des ministères belge et néerlandais de la Défense, le dirigeant d’une entreprise turque de fabrication de munitions, ainsi qu’un ancien militaire américain, spécialiste des systèmes de munitions au sein même d’une agence otanienne.
Des pots-de-vin à plusieurs millions d’euros
Les enquêteurs soupçonnent ces intermédiaires d’avoir offert, sollicité ou accepté des pots-de-vin en échange d’informations privilégiées sur les procédures d’appels d’offres de la NSPA. Les sommes en jeu s’élèveraient à plusieurs centaines de milliers, voire plusieurs millions d’euros.
Pour l’instant, aucun haut responsable de l’Otan n’a été directement mis en cause, mais ce scandale risque de fragiliser la crédibilité de l’organisation, déjà sous pression dans un contexte géopolitique tendu.
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