Lundi, vers 5h30 du matin, plus de 40 fidèles en prière dans une mosquée de Gidan Turbe ont été capturés par des hommes armés, puis conduits dans la montagne Gahori, qui sert de repaire à plusieurs groupes criminels.
Dimanche, c’est le village de Godai qui a été attaqué en pleine nuit : douze habitants ont été enlevés sous les tirs sporadiques des assaillants. La veille encore, 18 femmes et enfants avaient été kidnappés dans le village de Birnin Zarma, toujours dans l’État de Zamfara.
Ces nouveaux enlèvements de masse surviennent alors que certaines communautés de l’État voisin de Katsina tentent de négocier une trêve avec les groupes armés. Mais la tâche est rendue difficile par la multiplicité des acteurs armés non étatiques opérant dans la région, capables de se déplacer d’un État à l’autre notamment entre Zamfara, Sokoto et Kebbi selon leurs intérêts financiers et stratégiques.
L’insécurité persistante dans le nord-ouest nigérian alimente également les frictions politiques entre les autorités locales et le gouvernement fédéral. Les responsables de l’État de Zamfara accusent Abuja de passivité, reprochant au pouvoir central de ne pas déployer suffisamment de forces de sécurité pour protéger les populations.
Face à cet attentisme supposé, de nombreux habitants sont contraints de former des milices d’autodéfense pour protéger leurs villages, une réponse qui risque toutefois d’aggraver encore les violences.
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