Selon le ministre nigérian de l’Information, Ibrahim Idris, cette commande comprend notamment des drones de surveillance, des hélicoptères militaires, des plateformes opérationnelles, des pièces de rechange ainsi que des systèmes de soutien logistique, destinés à améliorer les capacités des forces armées face aux menaces persistantes.
Cette annonce fait suite à une réunion de haut niveau à Abuja entre une délégation américaine et le conseiller à la sécurité nationale du Nigeria, Nuhu Ribadu. Il s’agissait de la troisième rencontre stratégique depuis novembre, illustrant l’intensification du dialogue sécuritaire entre Washington et Abuja. Pour le ministre, ce partenariat « fonctionne » et contribue à renforcer la coopération bilatérale dans un contexte régional instable.
Les échanges ont également porté sur la récente désignation du Nigeria comme “pays particulièrement préoccupant” par le Congrès américain, en raison d’allégations d’oppressions religieuses. Une qualification sensible, qui a suscité des tensions diplomatiques. Celles-ci ont toutefois été partiellement atténuées par la coopération militaire, notamment après des frappes américaines menées en décembre contre des groupes affiliés à l’État islamique dans l’État de Sokoto, au nord-ouest du pays.
Face à une crise sécuritaire persistante, marquée par des attaques contre des centres religieux et des enlèvements de masse, le gouvernement nigérian assure agir « de manière décisive ». Dimanche dernier, plus de 150 fidèles ont été enlevés simultanément dans trois églises de Kurmin Wali, dans l’État de Kaduna, rappelant la gravité de la situation sur le terrain.
Dans ce contexte, Abuja mise sur le renforcement de la coopération militaire avec les États-Unis pour sécuriser le territoire, améliorer le renseignement et protéger les communautés les plus vulnérables, alors que le Nigeria demeure confronté à des défis sécuritaires majeurs.
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