Selon des témoignages locaux, l’attaque a débuté dans la soirée du samedi 3 janvier et s’est prolongée jusqu’aux premières heures de dimanche. Les assaillants ont d’abord pillé le marché, emportant des denrées alimentaires et des biens de valeur estimés à plusieurs millions de nairas, avant de mettre le feu aux installations.
Un habitant de la zone, s’exprimant sous couvert d’anonymat, affirme qu’une quarantaine de personnes auraient été ligotées puis exécutées par les assaillants, qui auraient opéré sans rencontrer de résistance notable des forces de sécurité nigérianes. Les autorités n’ont toutefois pas encore confirmé ce bilan précis.
Réouverture partielle des écoles malgré l’insécurité
Cette attaque survient alors que le gouvernement de l’État du Niger a récemment annoncé la réouverture partielle des écoles publiques et privées à compter du lundi 12 janvier, à l’issue d’évaluations sécuritaires approfondies et de consultations avec les autorités compétentes.
La reprise des cours est toutefois strictement limitée aux zones jugées sûres. Les établissements secondaires avec internat, publics comme privés, situés dans des zones toujours considérées comme à risque, resteront fermés jusqu’à nouvel ordre.
Les écoles autorisées à rouvrir devront par ailleurs recenser l’ensemble des élèves dès la reprise et transmettre ces informations au ministère de l’Éducation dans un délai d’une semaine, à des fins de suivi et de sécurité.
Une recrudescence des attaques terroristes dans l’État du Niger
L’État du Niger est confronté depuis plusieurs mois à une recrudescence des attaques terroristes, notamment des enlèvements contre rançon, que les forces armées nigérianes peinent à contenir, malgré les opérations de sécurité lancées depuis Abuja.
En novembre 2025, plus de 300 élèves de l’école catholique privée Saint Mary, à Papiri, avaient été enlevés, provoquant une vive indignation nationale. Les enfants n’avaient retrouvé la liberté qu’après près d’un mois de captivité.
À la suite de cet enlèvement massif, les autorités avaient ordonné la fermeture totale des établissements scolaires dans l’État, une mesure partiellement levée aujourd’hui malgré un contexte sécuritaire toujours fragile.
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