Dans le même temps, une embuscade menée dans le district d’Augie, à la frontière entre les États de Kebbi et Sokoto, a permis de neutraliser deux combattants du groupe Lakurawa, actif dans cette région frontalière.
Le nord-ouest du Nigeria est confronté à une recrudescence des enlèvements et des attaques armées, visant des villages, des écoles et des lieux de culte. Le 18 janvier, plus de 160 fidèles chrétiens avaient été kidnappés lors d’attaques coordonnées contre deux églises dans l’État de Kaduna, suscitant une vive inquiétude au sein des communautés locales.
Joseph John Hayab, président de l’Association chrétienne du Nigeria pour les États du Nord, a dénoncé la lenteur des réponses sécuritaires. Il estime que le manque de réactivité initiale a permis aux groupes armés de se replier et de poursuivre leurs exactions, appelant à une réaction plus rapide et systématique face aux alertes.
Le gouvernement nigérian assure pour sa part que ces opérations s’inscrivent dans une offensive globale contre l’insécurité, visant l’ensemble des groupes armés, sans distinction religieuse. Les autorités réfutent toute accusation de persécution ciblée, affirmant que les civils, chrétiens comme musulmans, sont tous menacés.
Dans le nord-est du pays, la violence reste intense. Au moins huit soldats nigérians ont été tués et une cinquantaine blessés lors d’une attaque menée par Boko Haram contre une position militaire dans l’État de Borno. Les assaillants, arrivés à moto et à bord de véhicules blindés, ont engagé un violent affrontement et utilisé des véhicules piégés. L’un d’eux a été neutralisé, mais un second a réussi à percer les défenses, faisant de nombreuses victimes, y compris parmi les membres de la Civilian Joint Task Force, milice locale alliée de l’armée.
Selon les forces armées, plusieurs bastions jihadistes ont récemment été démantelés dans le “Triangle de Tombouctou”, une zone difficile d’accès du nord-est. Les troupes ont été redéployées à Damboa, tandis que les blessés ont été évacués vers l’hôpital militaire de Maimalari, à Maiduguri. Cette région demeure un fief historique de Boko Haram et de l’ISWAP, où les attaques contre les bases militaires se poursuivent malgré les opérations répétées.
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