Le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), qui a pris le pouvoir par la force, avait arrêté Mohamed Bazoum ainsi que son épouse, Hadiza Bazoum. Depuis, aucun contact direct avec leurs proches ou leurs avocats n’a été autorisé. L’ancien chef de l’État est retenu dans les locaux du palais présidentiel à Niamey, où il n’a plus été vu en public depuis le jour de sa destitution.
Dans un communiqué publié ce mercredi, Human Rights Watch accuse la junte militaire de violer gravement l’État de droit et d’instrumentaliser la justice à des fins politiques. Selon l’ONG, ces agissements minent la crédibilité du régime militaire, qui affirme vouloir conduire le pays vers une gouvernance plus démocratique.
Le 14 juin dernier, la Cour d’État a levé l’immunité présidentielle de Mohamed Bazoum, à l’issue d’une procédure judiciaire controversée. Les autorités de transition ont aussitôt annoncé leur intention de le poursuivre pour « haute trahison ». Une décision que son collectif d’avocats qualifie de purement politique. Selon eux, l’ancien président est devenu « l’otage d’un pouvoir militaire illégitime ».
Alors que le Niger reste suspendu aux promesses de transition vers un régime civil, le sort de Mohamed Bazoum symbolise, pour de nombreux observateurs, les dérives autoritaires du pouvoir militaire en place.
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