Sont concernés : le Syndicat autonome des magistrats du Niger (Sanam), le Syndicat des agents de justice (Snaj) et le Syndicat des cadres et agents techniques (Syncat).
Cette décision, officialisée jeudi 7 août, intervient alors que le gouvernement accuse ces organisations de « dérives répétées » portant atteinte au bon fonctionnement du service public. Si les arrêtés ne précisent pas les motifs détaillés, la télévision nationale évoque des comportements jugés contraires à l’intérêt général. Le ministre de la Justice, Alio Daouda, a déclaré que « la justice ne peut s’accommoder de structures mettant en avant des intérêts particuliers ».
Le Sanam, syndicat influent fondé dans les années 1990, a régulièrement dénoncé l’ingérence du pouvoir exécutif dans les affaires judiciaires. Il y a un an, il avait menacé de faire grève pour protester contre ces interventions, avant de suspendre son préavis.
Cette dissolution s’inscrit dans un contexte plus large de restrictions syndicales : trois autres syndicats – des douanes, des eaux et forêts – ont également été dissous cette année. Par ailleurs, la Charte de la refondation adoptée en mars interdit désormais toute activité syndicale au sein des forces de défense et de sécurité.
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