Dans un premier communiqué publié samedi, le G25 exige la libération du président déchu Mohamed Bazoum, le retour à l’ordre constitutionnel et l’adoption d’une nouvelle stratégie de lutte contre le terrorisme.
Les membres du collectif estiment que le Niger traverse « une impasse politique » qui menace « l’avenir de la jeunesse » et la « stabilité de la nation ».
Depuis le coup d’État de juillet 2023 et l’arrivée au pouvoir du général Abdourahamane Tiani, investi président de la République en mars 2025 pour un mandat de cinq ans, les partis politiques ont été dissous. Le G25 dénonce « la mainmise militaire sur le pouvoir » et remet en cause la légitimité des processus mis en place par la junte.
« La question du retour à l’ordre constitutionnel et démocratique n’est pas à l’ordre du jour pour les militaires. Des forums, des mascarades ont été organisés pour faire croire que le peuple nigérien a accordé cinq années supplémentaires aux autorités actuelles. Mais pour connaître l’avis réel des populations, il faut organiser des élections », a déclaré un porte-parole du collectif, sous couvert d’anonymat.
Des revendications politiques et sécuritaires
Au-delà du retour à la démocratie, le G25 exige : la libération immédiate de Mohamed Bazoum et de tous les détenus politiques, le respect des droits humains et des libertés fondamentales, une stratégie nationale, inclusive et efficace contre le terrorisme.
Le collectif affirme que la menace djihadiste s’est intensifiée depuis la prise de pouvoir des militaires. « Le terrorisme a pris beaucoup plus d’ampleur, les attaques se sont multipliées, les menaces contre les citoyens se sont multipliées, les dérives autoritaires se sont multipliées. L’insécurité est aujourd’hui devenue pratiquement incontrôlable », souligne encore le porte-parole.
Appel à la mobilisation pacifique
Le G25 appelle enfin les Nigériens à rester « mobilisés, vigilants et pacifiques » afin d’exiger un avenir démocratique pour le pays.
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