Les protestations ont culminé par l’incendie du Parlement népalais à Katmandou, où des manifestants ont investi le bâtiment principal, selon les autorités.
Dans une lettre adressée au président népalais, Oli a déclaré :
« J’ai démissionné ce jour de mes fonctions de Premier ministre afin que des mesures puissent être prises en vue d’une solution politique et d’une résolution de problèmes. »
Blocage des réseaux sociaux et accusations d’autoritarisme
La crise a été déclenchée par la suspension des réseaux sociaux, perçue par la population comme une mesure autoritaire. Le gouvernement avait bloqué l’accès à 26 plateformes numériques, dont Facebook, YouTube et X (ex-Twitter), invoquant un arrêt de la Cour suprême de 2023 exigeant la nomination de représentants locaux et de régulateurs de contenus par ces entreprises.
« Le gouvernement ne souhaitait pas bloquer l’usage des médias sociaux, mais protéger le cadre de leur utilisation », a expliqué Oli, soulignant que les manifestations étaient disproportionnées.
Malgré la réouverture des plateformes mardi matin, la colère des manifestants est restée intacte, menant à des affrontements avec la police et à l’incendie du Parlement.
Répression et bilan humain
Selon plusieurs témoignages, la police aurait tiré à balles réelles contre les manifestants, ce qui a provoqué un bilan tragique de 19 morts. Des organisations internationales ont appelé à la vigilance : Amnesty International a exigé « une enquête complète, indépendante et impartiale » sur les violences policières. L’ONU s’est déclarée « choquée par les morts et les blessés », selon la porte-parole du bureau des droits de l’Homme, Ravina Shamdasani.
Incendie du Parlement et mesures d’urgence
Mardi, malgré le couvre-feu instauré dans plusieurs quartiers de Katmandou, des manifestants se sont regroupés pour dénoncer la répression. Le Parlement a été incendié, confirmant l’ampleur des violences. Ekram Giri, porte-parole du Parlement, a précisé :
« Des centaines de personnes ont investi l’enceinte du Parlement et mis le feu au bâtiment principal. »
Démissions ministérielles et enquête annoncée
Avant sa propre démission, trois ministres, dont le ministre de l’Intérieur, avaient quitté leurs fonctions, selon les médias locaux. Le Premier ministre Oli a annoncé l’ouverture d’une commission d’enquête et des discussions avec les partis politiques pour mettre un terme aux violences et éviter la répétition de tels incidents.
« Je suis profondément attristé par ce tragique incident », a-t-il déclaré, soulignant la nécessité d’une solution politique immédiate.
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