Les délégations des États-Unis et de l’Iran ont entamé mardi à Genève un deuxième cycle de négociations nucléaires, visant à encadrer le programme nucléaire iranien et à éviter une escalade régionale. Ces discussions interviennent dans un contexte marqué par un renforcement militaire américain et des manœuvres navales d’ampleur menées par Téhéran.
Le premier round de pourparlers indirects s’était tenu le 6 février à Oman, sous médiation diplomatique.
Des discussions sous haute tension
Selon des médias américains, les envoyés du président Donald Trump, Steve Witkoff et Jared Kushner, ont participé aux échanges, dont les modalités exactes n’ont pas été rendues publiques.
À l’issue de plusieurs heures de discussions, le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghtchi, a salué « une nouvelle fenêtre d’opportunité », espérant une solution « durable et négociée » bénéfique pour l’ensemble de la région. Il a toutefois insisté sur la nécessité de garantir les « droits légitimes » de l’Iran et d’éviter toute action unilatérale.
De son côté, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a réaffirmé la volonté de Washington de privilégier une issue diplomatique, tout en reconnaissant la complexité des négociations.
En marge des discussions, Abbas Araghtchi a rencontré le directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique, Rafael Grossi, pour évoquer les mécanismes de contrôle du programme nucléaire.
Médiation et signaux diplomatiques
Selon Euronews, le ministre omanais des Affaires étrangères, Badr al-Busaidi, principal médiateur, a plaidé pour « la retenue et un compromis sage » après sa rencontre avec Ali Larijani, figure influente du Conseil suprême de sécurité nationale iranien.
Ces initiatives diplomatiques visent à maintenir un canal de dialogue actif entre Washington et Téhéran, alors que les tensions persistent sur la question nucléaire et la sécurité régionale.
Pression militaire et démonstration de force
Les négociations se déroulent dans un contexte stratégique sensible. Les États-Unis ont renforcé leur présence militaire au Moyen-Orient, tandis que l’Iran a lancé des exercices maritimes d’envergure impliquant le Corps des gardiens de la révolution islamique dans le détroit d’Ormuz, le golfe Persique et le golfe d’Oman des routes maritimes majeures par lesquelles transitent près de 20 % du pétrole mondial.
Washington a, de son côté, multiplié les avertissements sur la possibilité d’un recours à la force en cas d’échec diplomatique, tandis que Téhéran a menacé de riposter à toute action militaire.
Un enjeu majeur pour la stabilité régionale
Au-delà du dossier nucléaire, ces discussions portent sur la sécurité énergétique mondiale, la stabilité du Moyen-Orient et les équilibres géopolitiques entre grandes puissances. Pour les observateurs, la reprise du dialogue constitue un signal positif, mais la route vers un accord durable reste semée d’obstacles.
Les prochains cycles de négociations seront déterminants pour savoir si Washington et Téhéran peuvent transformer cette reprise du dialogue en véritable compromis stratégique.
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