Selon l’Agence congolaise de presse, le bateau aurait sombré à cause d’un chargement excessif et du fait qu’il naviguait de nuit, des pratiques récurrentes sur les voies fluviales congolaises.
Des images diffusées en ligne montrent des villageois en deuil, rassemblés autour des corps repêchés.
Un collectif local de la société civile a dénoncé la responsabilité du gouvernement dans cette tragédie, avançant un bilan encore plus lourd que celui annoncé officiellement. Les autorités, sollicitées par les médias, n’ont pas immédiatement réagi.
Les chavirements de bateaux sont monnaie courante en RDC, pays où les infrastructures routières sont rares et mal entretenues. Faute d’alternatives, les populations se tournent vers des embarcations artisanales en bois, souvent surchargées de passagers et de marchandises.
Les gilets de sauvetage sont quasi inexistants, et les trajets effectués de nuit compliquent considérablement les opérations de secours. Dans de nombreux cas, plusieurs victimes demeurent portées disparues.
Ce nouveau drame met en lumière les failles persistantes de la sécurité sur le fleuve Congo et ses affluents. Les organisations locales appellent à un meilleur encadrement du transport fluvial, à l’interdiction stricte de la navigation nocturne et à la distribution systématique de gilets de sauvetage afin d’éviter de nouvelles catastrophes.
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