Le président du Rassemblement national (RN), Jordan Bardella, n’exclut pas la formation de « listes d’union » ou de « rassemblement » au second tour des élections municipales de 2026 afin d’empêcher, selon lui, la victoire de candidats d’extrême gauche.
Interrogé sur BFMTV, l’eurodéputé a affirmé que son parti restait pragmatique. « Nous n’excluons rien par principe », a-t-il déclaré, tout en insistant sur la priorité donnée à une forte dynamique des listes RN et de leurs alliés dès le premier tour.
Pour le second tour, les décisions seraient prises « au cas par cas », en fonction des rapports de force locaux et des enjeux politiques. Jordan Bardella évoque notamment des discussions possibles autour de thématiques comme la sécurité, la gestion des finances publiques, la laïcité ou la défense de l’identité locale.
Selon lui, des rapprochements pourraient être envisagés si « un danger de voir l’extrême gauche s’emparer d’un certain nombre de municipalités » se confirmait. Le RN se dit prêt à « tendre la main » à des partenaires potentiels partageant ces priorités.
Sur le plan national, le dirigeant d’extrême droite a estimé que l’hypothèse d’une dissolution s’éloignait, accusant Les Républicains et le Parti socialiste de soutenir indirectement la majorité présidentielle.
En déplacement à Agde et Carcassonne pour son premier voyage consacré aux municipales, Jordan Bardella a par ailleurs réaffirmé son soutien à Marine Le Pen. La cheffe de file du RN est jugée en appel dans l’affaire des assistants parlementaires européens, avec une réquisition de cinq ans d’inéligibilité à son encontre, susceptible d’affecter ses ambitions pour la présidentielle de 2027.
« Les circonstances feront le ou la candidate à l’élection présidentielle pour notre mouvement », a déclaré Jordan Bardella, évoquant notamment les paramètres judiciaires sans envisager ouvertement l’hypothèse d’un empêchement de Marine Le Pen.
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