Les tensions ont éclaté après la mort par balle de Renee Good, une citoyenne américaine, abattue par un agent de l’ICE lors d’une intervention il y a plus d’une semaine. Depuis, les manifestations se sont intensifiées et étendues à d’autres villes, avec de violents affrontements entre habitants et forces fédérales.
Près de 3 000 agents fédéraux ont été déployés dans la région, patrouillant armés et en tenue de type militaire. De nouveaux incidents ont ravivé la colère, notamment lorsqu’un ressortissant vénézuélien a été blessé par balle lors d’une tentative d’arrestation.
Sur les réseaux sociaux, Donald Trump a accusé les responsables démocrates locaux de laxisme et averti qu’il pourrait activer la loi de 1807, qui permet au président de recourir à l’armée pour réprimer une insurrection. Cette loi, rarement utilisée, confère au chef de l’État un large pouvoir d’appréciation.
Les manifestations ont donné lieu à des arrestations, à l’usage de gaz lacrymogènes et de grenades assourdissantes, ainsi qu’à des accusations de violences policières, notamment de contrôles visant des citoyens américains noirs et hispaniques. Une femme interpellée affirme avoir été maltraitée et privée de soins, des accusations contestées par le ministère de la Sécurité intérieure.
La stratégie de fermeté de Donald Trump divise jusque dans son camp : selon un sondage Reuters/Ipsos, 59 % des républicains soutiennent des arrestations renforcées même au risque de blessés, tandis que 39 % appellent à davantage de retenue.
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