Dans un communiqué publié sur le site de France Diplomatie, les autorités françaises alertent sur la multiplication des attaques armées et sur « un risque majeur d’enlèvements ou d’incidents violents ». La capitale, longtemps considérée comme un refuge relatif, n’est désormais plus épargnée par les tensions.
Ces dernières semaines, la localité de Léré, dans le centre du pays, a été frappée par une série d’attaques meurtrières ayant causé la mort d’au moins quatorze civils maliens. Ces violences sont attribuées au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, qui maintient un blocus économique sur les importations de carburant, aggravant la crise humanitaire et paralysant les activités locales.
Le Quai d’Orsay invite les Français à quitter le territoire par les vols commerciaux encore disponibles, tout en déconseillant formellement tout déplacement par voie terrestre, les routes nationales étant régulièrement ciblées par des embuscades.
Les États-Unis et le Royaume-Uni ont également amorcé l’évacuation partielle de leurs personnels diplomatiques, signe d’une inquiétude internationale croissante face à l’ampleur de la crise malienne. Sur place, les autorités locales ont fermé écoles et universités, tandis que l’accès à l’électricité, à l’eau potable et aux biens essentiels demeure très limité.
Cette nouvelle alerte intervient dans un contexte de tensions persistantes entre Bamako et ses anciens partenaires occidentaux, sur fond de retrait militaire français et de rapprochement avec d’autres acteurs internationaux.
Afrique
Europ et Moyen-Orient
Amériques
Asie









