Selon plusieurs sources locales, l’attaque s’est produite jeudi dernier sur l’axe stratégique reliant Diboli à Kayes, près de la frontière sénégalaise. Cette route est cruciale pour l’acheminement du carburant vers le Mali. Les assaillants ont incendié plusieurs camions-citernes, laissant derrière eux un lourd bilan humain. Un animateur d’une radio locale de Diboli a indiqué que « quinze corps de chauffeurs » ont été retrouvés à proximité des véhicules calcinés.
L’attaque a été revendiquée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), organisation jihadiste affiliée à Al-Qaïda. Elle intervient après plusieurs semaines d’accalmie relative sur le plan sécuritaire, ravivant la crainte d’une reprise des violences ciblant les infrastructures économiques et logistiques du pays.
Un responsable sécuritaire a confié à l’Agence France-Presse que le bilan pourrait être plus lourd. « Selon nos informations, le nombre de victimes s’élève à dix-huit morts », a-t-il déclaré, tout en précisant que les opérations de vérification se poursuivent sur le terrain.
Depuis plusieurs mois, le JNIM impose un blocus économique de facto dans le sud et l’ouest du Mali, régions stratégiques par lesquelles transitent l’essentiel des livraisons de carburant. Cette pression a déjà provoqué des pénuries ponctuelles et une flambée des prix, notamment à Bamako.
Pour tenter de sécuriser l’approvisionnement, les autorités militaires ont mis en place des escortes armées pour les convois de carburant. Cette mesure avait permis une amélioration notable de la situation dans la capitale malienne, mais l’attaque du 29 janvier souligne la persistance de la menace et la vulnérabilité des axes logistiques vitaux pour l’économie du pays.
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