Cette sortie intervient deux jours après que l’activiste équato-guinéen Alfredo Okenve, exilé en Espagne, a été distingué du prix franco-allemand des droits de l’Homme. Un choix que le pouvoir de Malabo considère comme une provocation. « La France récompense les instigateurs de haine, les incitant à perturber la paix et à agir contre leurs propres cultures et leurs frères », a dénoncé le vice-président dans un message particulièrement virulent.
Dans une rare attaque diplomatique directe contre Paris, Teodoro Nguema Obiang accuse la France d’être « responsable de toutes les tentatives visant à saper la paix » en Guinée équatoriale. Le fils du chef de l’État, souvent critiqué pour son train de vie fastueux et ses démêlés judiciaires à l’étranger, dénonce ce qu’il perçoit comme une ingérence occidentale dans les affaires internes de son pays.
Contexte tendu entre Malabo et Paris
Les relations entre la Guinée équatoriale et la France sont depuis plusieurs années marquées par des tensions récurrentes, notamment après les affaires judiciaires liées aux « biens mal acquis », dans lesquelles le vice-président a été condamné par la justice française. Malgré la volonté affichée de rapprochement diplomatique, la méfiance reste vive.
Le message de Teodoro Nguema Obiang Mangue s’inscrit donc dans un climat politique déjà sensible, à l’approche d’échéances internes importantes et dans un contexte régional où la question de la souveraineté africaine face aux puissances européennes continue d’alimenter les discours officiels.
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