Le décret, signé par le Premier ministre Herintsalama Rajaonarivelo et publié au Journal officiel, a été confirmé à RFI par une source proche de la Primature. Cette décision s’appuie sur le code de la nationalité malgache en vigueur depuis 1960. Selon l’article 42 du texte, « tout citoyen malgache qui acquiert volontairement une nationalité étrangère perd sa nationalité malgache ».
Andry Rajoelina avait obtenu la nationalité française par naturalisation en 2014, à sa propre demande, selon un décret signé par le Premier ministre français de l’époque, Manuel Valls. Cette double nationalité, restée longtemps secrète, avait été révélée en juin 2023, à quelques mois de l’élection présidentielle malgache.
L’ancien chef de l’État avait alors justifié sa démarche en expliquant avoir souhaité « faciliter l’installation de [ses] enfants en France afin qu’ils y poursuivent leurs études », tout en affirmant :
« Ce bout de papier n’enlève en rien le sang qui coule en moi. »
Mais la publication du décret gouvernemental met aujourd’hui fin à tout débat : Andry Rajoelina perd officiellement sa qualité de citoyen malgache, ce qui l’empêche désormais de se présenter à une future élection présidentielle sur la Grande Île.
Cette décision pourrait avoir de fortes répercussions politiques dans un contexte où la scène malgache reste marquée par de vives tensions entre l’ancien chef de l’État et l’actuelle majorité.
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