Dans ce texte, la présidence affirme que le chef de l’État “est bien au pays” et qu’il “coordonne la gestion des affaires nationales aux côtés du Premier ministre”, le général Ruphin Fortunat Zafisambo.
Cette communication vise à désamorcer les spéculations circulant sur les réseaux sociaux depuis la prise de la Place du 13-Mai à Antananarivo par des manifestants soutenus par des soldats de la CAPSAT, une unité d’élite de l’armée.
« Le président de la République est au pays et coordonne la gestion des affaires nationales avec le Premier ministre », précise la présidence dans son communiqué.
Un pouvoir qui veut afficher sa stabilité
Le Premier ministre Zafisambo, dans une allocution télévisée diffusée peu après, a tenu à rassurer l’opinion publique. Il a insisté sur la stabilité du pouvoir exécutif et sur la volonté du gouvernement de maintenir le dialogue avec toutes les composantes de la société :
« Le pouvoir en place se tient debout et est pleinement prêt à écouter et à dialoguer avec toutes les factions — qu’il s’agisse des jeunes, des syndicats ou des militaires », a-t-il déclaré.
Cette déclaration intervient dans un contexte de tension extrême à Madagascar, où la jonction entre manifestants et militaires a marqué un tournant majeur dans la crise politique qui secoue le pays depuis fin septembre.
Alors que la rue continue de défier le pouvoir, la présidence tente de reprendre la main sur la communication et d’affirmer que le commandement de l’État reste opérationnel, malgré la défiance croissante d’une partie de l’armée et de la population.
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