Le texte a été approuvé par une large majorité au Sénat, avec 20 voix sur 31 parlementaires présents, consacrant ainsi un droit nouveau pour les patients souffrant de maladies incurables ou provoquant des douleurs insupportables.
Une avancée sociétale majeure
Avec ce vote, l’Uruguay devient l’un des rares pays au monde à légaliser la mort médicalement assistée, rejoignant ainsi les Pays-Bas, la Belgique, le Canada ou encore la Nouvelle-Zélande.
Cette décision marque une étape importante pour la région, où les discussions sur la fin de vie restent souvent taboues.
Un débat éthique et humain
La loi encadre strictement l’accès à l’euthanasie. Elle ne pourra être pratiquée que sur demande volontaire, réfléchie et réitérée du patient, dans des situations de souffrance extrême, après évaluation par une équipe médicale pluridisciplinaire.
« Il s’agit d’un acte de compassion et de respect de la liberté individuelle », a déclaré un sénateur de la majorité lors du vote.
Mais le texte continue de susciter des réserves éthiques au sein de l’opposition et de l’Église catholique, qui dénoncent une « banalisation de la mort ».
Un signal pour l’Amérique latine
En adoptant cette loi, l’Uruguay confirme son statut de pionnier en matière de réformes sociales sur le continent, après avoir été le premier pays latino-américain à légaliser le mariage pour tous et la consommation encadrée du cannabis.
Pour de nombreux citoyens, cette avancée représente une victoire du libre arbitre sur la souffrance, mais aussi une invitation à un débat plus large sur la dignité en fin de vie.
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