Réunis à Bruxelles, les États membres de l’Union européenne se sont accordés sur un 19e paquet de sanctions qui prévoit un arrêt total des importations de gaz naturel liquéfié (GNL) russe. Le texte s’attaque également à la « flotte fantôme » de pétroliers utilisée par Moscou pour contourner les précédentes sanctions occidentales.
« L’adoption formelle par écrit est prévue demain. Le travail sur un 20e paquet a déjà commencé », a déclaré sur X Vladyslav Vlassiouk, conseiller du président ukrainien Volodymyr Zelensky, saluant la décision européenne.
Ces annonces interviennent après une nouvelle nuit d’attaques russes à travers l’Ukraine : plus de 400 drones et une trentaine de missiles ont été tirés, faisant au moins six morts, selon les autorités ukrainiennes.
Washington cible Rosneft et Lukoil
Dans la foulée, Washington a annoncé des sanctions économiques contre les groupes pétroliers russes Rosneft et Lukoil, accusés de financer la « machine de guerre du Kremlin ».
« Face au refus du président Poutine d’arrêter cette guerre insensée, le département du Trésor impose des sanctions aux deux plus importantes compagnies pétrolières russes », a expliqué le ministre américain des Finances, Scott Bessent, depuis la Maison Blanche.
Il a précisé que ces mesures traduisaient l’absence de volonté de Moscou de s’engager dans un processus de paix.
Le président américain Donald Trump a confirmé les sanctions depuis le Bureau ovale, lors d’un entretien avec Mark Rutte, secrétaire général de l’Otan.
« Ce sont des sanctions énormes. (…) Nous espérons qu’elles ne dureront pas trop longtemps et qu’un terme sera mis à la guerre », a-t-il déclaré.
Trump a également confié que ses discussions avec Vladimir Poutine « ne vont nulle part », tout en estimant que le président chinois Xi Jinping pourrait « avoir une grande influence sur Poutine ».
Zelensky en tournée européenne, sur fond de diplomatie fragile
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky poursuit, quant à lui, une tournée diplomatique en Europe. Il est attendu jeudi au sommet des dirigeants de l’Union européenne à Bruxelles, avant de se rendre à Londres pour participer à la Coalition des volontaires.
Cette séquence européenne survient après un déplacement infructueux à Washington, où le chef d’État ukrainien n’a pas réussi à convaincre Donald Trump d’autoriser la livraison de missiles Tomahawk à Kiev.
Une éventuelle rencontre Trump-Poutine, un temps évoquée à Budapest, semble désormais reportée sine die. Malgré tout, le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov a assuré que « les préparatifs se poursuivaient ».
De son côté, Mark Rutte a minimisé toute tension entre Trump et Zelensky, soulignant que le président américain « restait le seul à pouvoir apporter une paix durable en Ukraine ».
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