Ce dispositif, mis en place dès 2022, permet aux ressortissants ukrainiens de résider légalement dans l’UE, d’y travailler et d’accéder à divers services sociaux. À ce jour, environ 4,3 millions d’Ukrainiens bénéficient de ce statut, principalement en Allemagne, en Pologne et en République tchèque.
« Alors que la Russie poursuit ses attaques indiscriminées contre les civils ukrainiens, l’Union européenne reste solidaire du peuple ukrainien », a déclaré Tomasz Siemoniak, ministre de l’Intérieur de la Pologne, pays actuellement à la tête de la présidence tournante du Conseil de l’UE.
Toutefois, les discussions s’intensifient entre les États membres pour organiser une sortie progressive et coordonnée de ce régime de protection temporaire. Les débats portent notamment sur la manière de régulariser durablement la situation des réfugiés souhaitant rester dans l’Union, ainsi que sur les conditions à prévoir pour d’éventuels retours volontaires en Ukraine, lorsque le contexte sécuritaire le permettra.
Certains pays commencent à exprimer des réserves. En Pologne, le président nouvellement élu Karol Nawrocki, d’orientation nationaliste, a annoncé son intention de revoir à la baisse les aides octroyées aux réfugiés ukrainiens. En Allemagne, où la politique migratoire se durcit, le gouvernement envisage également de réduire les prestations sociales versées à cette population.
Dans un contexte politique marqué par une montée des partis de droite et d’extrême droite dans plusieurs pays européens, la question migratoire est devenue de plus en plus sensible. La Commission européenne a récemment présenté de nouvelles mesures visant à renforcer le contrôle des frontières, accélérer les procédures d’expulsion des personnes en situation irrégulière et restreindre les conditions d’accès à l’asile pour certains ressortissants étrangers.
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